17.5.13

quand je ne sais plus quoi faire ...

je ne sais pas comment ça se passe chez les autres , mais moi des fois j'en ai marre .
Marre de mon propre style , mon écriture me lasse , j'ai envie d'autre chose, je ne sais pas quoi, mais évidemment comme je ne peux faire qu'avec moi même , j'ai besoin d'un " déplacement ".
c'est un peu anxiogène , et puis avec l'expérience, j'ai remarqué que ces périodes de démotivation débouchent chaque fois sur un renouveau .
Donc , don't panic wait and see , comme ils disent.

là, je suis en pleine tabula rasa , alors j'ai fait ce dessin à la hâte , à gros traits frottés, puis à la gomme .
ça défoule :)













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14.5.13

oui au non-art

" j'aime le Caravage , car on trouve chez lui cette violence, cette férocité sans lesquelles il n'y a pas d'art " 
cette phrase , entendue il y a quelques jours de la bouche de Pierre Arditi, " fils de peintre et père de peintre ", aurait glissé loin de mon attention si je n'y avais reconnu une sorte de commandement , un reflet de la pensée unique qui , au delà de l'allusion à un peintre du XVIIeme siècle , règne sur l'art contemporain . 

"l'art contemporain" , j'y vois une sorte de secte , régie par la loi du plus fort , du plus féroce , du plus cynique, du plus mort , et du plus dégoutant, un groupe de happy few  sous-héritiers des Baudelaire- Goya où on ne pourrait entrer qu'en ayant signé allégeance  au morbide, représentant des cadavres , des fantômes , des crânes , des gens à têtes d'animaux descendants d'Isis et d'Osiris, des visions dantesques d'un au delà crotté , et si jamais on se risque à la représentation enfantine, c'est pour bien sûr, la montrer objet , sacrifiée à l'obcène ou livrée à l'absurde . 

tout ça avec le très louable dessein de nous montrer l'horreur du réel , un soit disant monde soit disant tel qu'il est , violent, féroce , où la lucidité nous mènerait automatiquement à la décomposition par le désespoir . 

j'aime et  remercie tous les doux, les créatifs courageux ou amoureux qui se risquent à montrer un autre monde que celui là . ou encore ceux qui montrent les choses viles mais avec en sous texte un réel soucis d'amour .

j'ai donc fait une recherche de quelques travaux sans violence ni férocité, j'en ai trouvé plein .
le temps est peut être venu de reconnaitre un NON-ART , qui révélerait l'invisible pour nous connecter à la vraie vie, pour nous souffler au coeur quelque chose de vivant . 
l'amour est moins facile à montrer que la mort . 

voici donc un tout petit échantillon de non-artistes, trouvés dans mes dossiers perso 
des pauvres mecs et nanas qui n'ont pas adhéré ni à la violence ni à la férocité,
les exclus de l'art

Bonnard Pierre 
Arikha Avigdor 
Mumford Alice  
Black Carla 
Maginel Wright Barney
Koike Fumi 
Bioules Vincent
Monet Claude
Letinsky Laura
Marquet Albert
Boncompain Pierre
Bottet Nicole
Mackeown James 
... et les miriades d'autres










































8.5.13

la semaine des Bobinette's

lasse de dessiner une à une les lamelles de mon parquet , je suis retournée vers mes petits dessins spontanés .
Et cette fois ci j'en ai fait une ribambelles, et pas si petits que ça .
j'ai fait la première grossièrement à grand coup de crayon 6B ...
puis elles se sont élaborées , jusqu'à devenir très soignées  . J'ai eu l'impression de jouer à la poupée.
malgré tous mes efforts pour leur donner l'air joyeux , rien n'y a fait , mes Bobinettes sont restées renfrognées, tristes ou rêveuses .
Mais ne fait on pas toujours un peu son auto portrait sans le vouloir ? :)

les voici , dans l'ordre où je les ai faites . 








30.4.13

10.4.13

New York again

je file à New York vendredi , nous allons redonner là bas , à la Brooklyn Academy of music l'opéra de Charpentier " David et Jonathas " , mise en scène de Andrea Homoki , que nous avions donné l'été dernier au festival d'Aix en Provence .
http://www.bam.org/theater/2013/david-et-jonathas

et :
un extrait du final ici

toujours une joie d'aller jouer à New York  .

voici quelques photos prises en Février 2006 , à quoi ressemblait Central Park à l'époque, après une nuit de blizzard ...
































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